La Maison

Paris, 1942. Un jeune homme du nom de Jean-Pierre Grumbach entre dans la Résistance et doit se choisir un nom de guerre. Il prend celui d'un romancier américain qu'il admire, l'auteur de Moby Dick : Melville.

Il le gardera toute sa vie.

L'homme aux lunettes noires

Revenu de la guerre, Melville ne trouve pas sa place dans le cinéma français. Il s'en fabrique une. Il installe ses propres studios rue Jenner, dans le treizième arrondissement, et y tourne une grande partie de son œuvre, sans demander la permission à personne.

Sur la plupart des photographies qui existent de lui — sur les plateaux, dans la rue, en intérieur, la nuit — il porte un Stetson et des lunettes noires.

Ce n'était pas une coquetterie. C'était une méthode. Une façon de rester illisible, de regarder sans être regardé, de tenir une frontière entre soi et le reste.

Il meurt en 1973, à cinquante-cinq ans. On l'a souvent présenté comme le père spirituel de la Nouvelle Vague, et des cinéastes comme John Woo ou Jim Jarmusch le citent parmi leurs maîtres.

Pourquoi ce nom

Maison Melville ne vend pas du cinéma. Elle fabrique un objet précis, issu d'une discipline précise : celle d'un homme qui avait compris avant tout le monde qu'une paire de lunettes noires n'est pas un accessoire, mais une position.

Les codes sont les siens. L'acétate épais. Le noir profond et l'écaille chaude. Rien de superflu. Des pièces qui ne cherchent pas à plaire à tout le monde, produites en petit nombre.

Cinq films, cinq montures

Chaque monture porte le nom d'un personnage sorti de ses films.

  • JEF — Jef Costello, Le Samouraï, 1967. Alain Delon.
  • BOB — Bob Montagné, Bob le flambeur, 1956. Roger Duchesne.
  • COREY — Corey, Le Cercle rouge, 1970. Alain Delon.
  • SILIEN — Silien, Le Doulos, 1962. Jean-Paul Belmondo.
  • GU — Gustave Minda, Le Deuxième Souffle, 1966. Lino Ventura.

Un tueur à gages qui ne parle presque pas. Un joueur de Montmartre qui perd avec élégance. Un homme qui sort de prison et ne demande rien à personne. Un indicateur dont nul ne sait de quel côté il est. Un truand évadé qui refuse de se tenir tranquille.

Vous les reconnaîtrez, ou pas. Cela n'a aucune importance : la monture tient debout toute seule. Leurs histoires sont racontées dans le Journal.

Les éditions

Chaque modèle est produit en quantité limitée : dix exemplaires. Chacun porte son numéro, écrit à la main, et arrive avec sa carte d'édition signée.

Les séries sont courtes par choix. C'est ce qui permet de polir chaque monture à la main et de contrôler chaque pièce avant qu'elle parte.

La fabrication

Acétate de cellulose épais, poli à la main. Charnières métal. Verres catégorie 3, protection UV400. Gravure à l'or ou à l'argent sur les branches.

Dessiné à Paris. Choisir sa monture · Voir l'Édition I

La maison

Maison Melville est une maison française indépendante, fondée en 2026.

Le luxe n'est pas un prix. C'est une discipline.

Maison Melville est un hommage indépendant. La marque n'est liée ni à la succession de Jean-Pierre Melville, ni à ses ayants droit, ni aux détenteurs des droits de ses films.